LES ACTIONS CULTURELLES

Autour de ses spectacles, La Compagnie de Louise s’applique à mener régulièrement et rigoureusement des actions d’éducation artistique, sous toutes les formes possibles.

Les bords plateaux

Très fréquents après les représentations du spectacle Allez, Ollie… à l’eau !, ils sont devenus systématiques après celles du Garçon à la valise ; le sujet abordé étant particulièrement sensible, il est rapidement apparu nécessaire d’échanger avec le public, scolaire notamment, qui plébiscite beaucoup cette démarche et interroge vivement les éléments du spectacle, autant visuels et conceptuels qu’idéologiques.

Les rencontres avec les classes

À la demande des lieux, nous rencontrons fréquemment des classes en amont des représentations, le plus souvent au sein même de leur établissement scolaire. Nous les retrouvons après le spectacle, en bord de plateau, ce qui permet d’évoquer l’évolution de leurs regards et de leurs opinions, avant et après la représentation.

Les Parcours d’Education Artistique et Culturelle (PEAC)

Depuis deux ans nous participons à Poitiers et La Rochelle aux ateliers organisés par la Ville, en partenariat avec la DRAC, le Rectorat et une structure culturelle (La Comédie Poitou-Charentes et La Coursive), menés dans des classes tout au long de la période scolaire, et en rapport direct avec les représentations des spectacles de la compagnie dans les lieux partenaires.

Les ateliers intergénérationnels

Le but : amorcer un échange entre différentes générations, avant ou après le spectacle. Ces ateliers concernent plus particulièrement Allez, Ollie… à l’eau ! qui questionne la thématique de l’inter-générationnel tout au long du spectacle. À Choisy-le-Roi en 2015 par exemple, avait été proposé un atelier construit sur plusieurs séances réunissant des enfants et des séniors non francophone. Un travail très riche et visiblement apprécié des participants.

Les lectures de pièces et rencontres :

En partenariat avec l’équipe de Méli’Môme (Reims), Odile Grosset-Grange va à la rencontre de nombreuses classes pour leur proposer des lectures des pièces qu’ils verront par la suite, et pour proposer une réflexion autour du travail de mise en scène (imaginer eux-mêmes les éléments de décor, les accessoires, le jeu des comédiens…). Là encore, l’idéal est de retrouver les classes participantes après la représentation pour observer l’évolution de leurs points de vue.

Et les parcours plus longs…

La compagnie propose un parcours annuel de 60h autour de la création de Jimmy et ses soeurs. Il s’agit de faire correspondre les ateliers avec la création, et de confronter les enfants aux exigences professionnelles au fur et à mesure des différentes étapes de travail au collège, lors de leurs sorties extra-scolaires.

Mais aussi plus ponctuellement :

Des ateliers avec des publics sensibles (prisonniers, immigrés en apprentissage de la langue, etc…), des rencontres scolaires pendant les répétitions de création, des répétitions publiques…

D’autres formes viendront certainement s’ajouter à celles-ci, l’essentiel étant de proposer des réflexions de qualité en amont et après les représentations, de sensibiliser les scolaires à la participation d’une représentation, d’amorcer un rapport privilégié entre le public et l’oeuvre et pourquoi pas de transmettre à notre tour le flambeau artistique !

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En 2018-2019 :

Au-delà des bords plateaux quasi systématiques et des rencontres d’1h30 précédant ou succédant aux représentations, la compagnie proposera cette année 5 parcours :

Autour du Garçon à la valise

+ Saint-André de Cubzac : 18h d’ateliers / 3 classes
+ Eu – Théâtre du Château : 10h d’ateliers / 1 classe

Nous travaillons toujours sur ce qu’est profondément le théâtre, mais aussi sur les thématiques du spectacle. En l’occurrence pour Le Garçon à la valise sur la migration, le voyage, la séparation, la culture et les histoires qui sauvent.

Autour d’Allez Ollie… à l’eau !

+ FOL 48 : 3h d’ateliers intergénérationnels
Rencontre, jeux théâtraux et travail d’improvisation à partir de la première scène du texte (rencontre entre Ollie et Mamie Olive).

Autour de Jimmy et ses soeurs :

+ Reims – Festival M’Auteurs :
3 journées de lectures auprès de publics divers.

+ Billère – L’Agora :
Lecture et échange autour de la pièce pendant 4 jours et auprès de 10 niveaux scolaires différents, du CP à la seconde.

+ Béthune – La Comédie de Béthune : 8h d’atelier
8h d’ateliers de pratique artistique parents / enfants

+ La Rochelle – projet politique de la ville : 60h d’ateliers / 2 classes

Je vais décrire un peu plus avant ce projet parce que bien entendu il nous tient à coeur aussi parce que c’est le plus important que nous ayons jamais fait et enfin parce qu’il a lieu là où j’ai commencé le théâtre : dans mon collège de ZEP de La Rochelle. Au moment où une action culturelle a sans doute changé ma vie.
Et comme je crois profondément que l’art et les histoires peuvent changer nos vies alors je crois que c’est à mon tour de passer le flambeau :
Pour la prochaine création de La compagnie, mon souhait est d’interroger la place de la petite fille dans les pièces jeune public. Ayant fait le constat que le héros est bien plus souvent un garçon. Là, comme dans les autres arts, le neutre est masculin. Le héros féminin est un héros « genré ». Qu’est-ce que cela signifie pour chacun d’entre nous ? Pour les filles de ne pas être le héros, ou alors plus rarement, et de devoir bien souvent s’identifier à un héros masculin ? Et pour les garçons : qu’est-ce que cela veut dire de ne pas avoir à s’identifier aux filles, de ne pas y avoir droit, ou presque ?
Je trouve très important d’aborder ces questions-là le plus tôt possible notamment au cours de la scolarité, avec plaisir, avec humour et de sorte à ce que chacun, chacune, puisse se sentir représenté, questionné, entendu.
Si nous partons de la première scène de cette pièce, et que nous la confions à des enfants, ils vont être confrontés à ses questions et devoir y apporter leurs propres réponses et questionnements. C’est cela qui m’intéresse.
L’idée est que les élèves fassent leurs créations dans l’année où je fais la mienne. Qu’ils puissent voir –après avoir trouvées les leurs- quelles réponses l’auteur Mike Kenny et moi-même avons apportées, qu’ils soient témoins de nos avancées et puissent se confronter à une création professionnelle du thème et des éléments abordés pendant le parcours.

Odile Grosset-Grange

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À télécharger :
Parcours_Jimmy_Fabre100718